Un Tiers de Cœur
一个成年人卸下防备的偶尔
C’est la vie, une dose de regrets…
Un peu de couleur rouge, et la nuit s’évapore.
Du-da-da, shoo-be-doo…
J’ai versé mon âme au fond du vide
Un tiers de mesure, presque parfait
Un tiers pour le passé, pour la mer
Qui se retire et s’en va à jamais
Un tiers pour l’ambré, pour la sève
Qui coule en moi et s’enivre à ma place
Le saxo dissipe un rond de fumée
Un cercle blanc qui tourne sous l'halogène et s'efface
Les glaçons heurtent cette nuit marbrée
Un choc si clair, si bref, si discret
Comme un adieu qu’on n’a pas eu le temps
De prononcer tout bas…
La nuit descend doucement
Comme un secret enfoui dans le vent
La ville dort dans un silence si doux
Seuls les néons refusent de s’éteindre du tout
La ville s'endort, les ombres tombent à terre
Que l'émotion m'accompagne à chaque souffle léger
Que cette liquide réduise au silence ce vide effrayant
Si ce soir il faut absolument tout oublier
Ne réveillez pas les fous qui cherchent encore la vérité…
Le regard vacille, le corps balance
Sur ce rythme de jazz qui glisse en silence
Il pousse la nuit, doucement, avec grâce
Emportant la raison bien loin dans l'espace
Laisse les glaçons fondre sans bruit
Pour me perdre et dire des mots interdits…
C’est la vie…
Un dernier pour la route, santé.
La lumière effleure une épaule dénudée
Comme une comédie sans fin, absurde et saccagée
Discrètement dans la foule, je me vois m'éclipser
Mais je n'ose m'approcher
Au fond du verre reste un fil de lune
Le souvenir d'un dernier « bonne nuit » sans brume
Et si demain tout disparaît, sans rancune
Je garderai seulement la nuit
La nuit si douce, le récipient trop lourd
La lumière est si tendre, la mémoire tourne autour
Ne brisez pas ce flou romantique et secret
Ne demandez pas si l'on s'en va en paix
Ne demandez pas pourquoi ce vertige insolent
Laisse-moi danser, encore une fois
Que le rythme Bossa emporte mon émoi
Jusqu'à l'autre rive du rêve, loin de toi…
C’est la vie… C’est si bon… Ne me réveille pas
C’est la vie… Bonne nuit…
Du-da-da… Shoo-be-doo…