Réfléchir? ou peut-être pas?

Des fois je me demande sérieusement comment se passerait une chose si je n'avais pas réfléchi.

Réfléchir? ou peut-être pas?
Lourania sur PInteres

Est ce qu’il faut réfléchir ou pas? Voilà une question qui s'impose en quotidien. On se dit qu'il ne faut pas "se prendre" la tête, il faut parfois agir sans "trop" réfléchir. Cependant, il y a des gens qui ne peuvent pas s'en empêcher. Comme moi par exemple. Et puis, que signifie "trop"? Il faut aussi se faire l'idée que "réfléchir" se doit être neutre, car il ne s'agit de ni plus ni moins un verbe relativement simple. Nous pouvons bien évidemment prendre une mauvaise décision après une longue réflexion ou choisir le bon chemin hâtivement en suivant juste son intuition. Tant que le sujet n'est pas précisé, ce geste en soi ne doit pas être pris pour vanter des prétentieux.

Foncer la tête baissée ou réfléchir plusieurs tours avant de passer à l’action? Laisser la spontanéité nous guider et faire confiance au jugement du moment ou ne laisse qu’une mure réflexion nous conseiller dans toutes circonstance? A prendre le devant sans se poser des questions car  l’occasion n’attend jamais personne, quid à tout perdre, ou alors se dire que la prudence est la meilleure garantie de réussite, les occasions existeront toujours? En écrivant ces questions, je me rends bien compte que je suis le bon exemple pour dire que réflexion n'est pas toujours vertueuse.

Est ce que la vie gardera tout son saveur quand n’importe quelle décision est toujours prise après des tours de réflexion? Est ce que la spontanéité se perd avec la croissance d’âge parce que nous aurons plus à perdre? Si la réponse à cette dernière question est affirmative, alors plus on est pauvre (matériellement et financièrement), plus on doit avoir des facilités à prendre des décisions. Et le fait de pouvoir prendre des décisions rapidement et efficacement( c’est quoi au juste de prendre une décision efficacement? C’est à dire la « bonne » décision), va certainement nous aider à développer nos projets. Et ainsi on sera plus riche? Par rapport à nous même en tout cas. Il y a aussi cette proportionnalité qui y joue, une personne qui a un milliard ne va pas hésiter devant un objet de milles euros, et une autre personne moins à l'aise sur le plan financier va certainement beaucoup hésiter et finir par sans doute même à abandonner. Je ne pense pas que cela signifie être plus versatile, être opiniâtre ne me semble pas un compliment non plus, mais plutôt que nous n'avons pas la capacité identique à assumer en cas de mauvaise décision avérée. Surtout s'il s'agit d'un achat impulsif et non pas une nécessité.

Ou encore, je me suis lancé dans un faux débat. C’est à dire que nous ne somme jamais contraints à trancher soit hâtivement soit tardivement, ce qui représente des cas extrêmes. On peut prendre le temps comme il faut. Mais comme il faut n’est pas non plus un terme scientifique. Le risque de se voir rater l’occasion demeure certainement présent dans tous ces cas de figures. Peu importe notre efficacité en matière de réflexion.

Une personne de mauvais humeur prend une parole d’une autre personne au pieds de la lettre et se voit prendre la tête pour « rien ». Si cette première prend le temps de réfléchir, de se mettre à la place de la deuxième personne. Il n’y aura peut être pas de dispute, malgré toute la divergence. Mais n’est ce pas aussi risqué de prendre sur soi car nous pouvons tous un jour ou l’autre atteindre nos limites. Et le jour où cette limite est atteinte, ne va t-on pas se dire que nous aurions dû faire comme l’autre?

Un autre « défaut » de « réflexion », c’est de passer à l’excessif, de s’arrêter sur pleins de détails qui s’avèrent futiles ultérieurement. Mais sur le moment, il peut paraitre méritant d'un temps accordé. Que faire et comment savoir? Est ce une démocratie absolue est contre productive pour la société? Plus aucun projet ne verrait le jour car il y aura toujours une voix qui dit non ou le contraire. À quel moment doit on trancher et se dire que la réflexion et la possibilité de discussion ne doivent plus perdurer. Stop et voilà. Est ce encore une démocratie? Est ce encore une réflexion rationnelle?

Donc la différence se situe quelques part entre peu et trop. Et l’utilité de cette réflexion se repose sur les épaules d’un ou plusieurs cerveaux humains. La finalité justifiera le geste? Pourquoi ai je cette impression que plus on réfléchit plus l’on s’éloigne de la réponse. Des fois même on oublie l’interrogation de départ. Y’a t-il toujours une bonne réponse à chaque question? Ou c’est celle qui est acceptée par le plus de monde prime sur le reste? Et si c'est la minorité qui détient parfois la vraie raison? Est ce que l’aspect financier doit intervenir dans les réflexions philosophiques. Ne faites de pas de déduction hâtive sur cette question. Je la pose sans me positionner de gauche ou de droite mais simplement en voulant simplifier des parcours de réflexions. La démarcation, les lois ou règles, les décisions environnementales, et peu importe. Peut on se lancer dans une recherche de bonne voie sans se soucier de l’aspect économique? Ou encore une fois, cette interférence existe parce que les êtres humains sont allés trop loin? Et il est par conséquent trop tard de déterminer quoi que ce soit sans accorder un rôle déterminant à l’économie.

Je ne fais que poser des questions car les réponses ne m’appartiennent malheureuse pas. Du moins je ne détiens pas de réponse qui mettra d'accord tout le monde. Il y a bien des moments, où j’ai l’impression de saisir quelques choses indescriptibles mais ces dernières m’échappent encore et encore. Qui plus est, cela commence à me plaire à naviguer dans le floue car je n’ai pas à m’accoster à un port quelconque. Surtout si c'est prédéfini par d'autres personnes. Il est tout aussi passionnant la recherche de l’or que la finalité en trouvaille. Le parcours de pèlerinage est tout aussi satisfaisant que l’arrivée qui n'est plus qu'une formalité ou finalité.

Après réflexion, la réponse se trouve sur le chemin et juste avant l'arrivée.

Rflchiroupas?